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vendredi 12 février 2016

L'histoire fantastique



RACONTER UNE HISTOIRE FANTASTIQUE

 Votre Inspiration

Nous n’allons pas mentir, c’est souvent en lisant ou regardant des œuvres fantastiques qu’arrivent les idées d’un roman. Exemple avec moi, la saga « Journal d’un Vampire » et les séries « Buffy contre les Vampires » et « Supernatural » m’ont beaucoup inspirée ! Si ce n’est pas du plagiat, je trouve que c’est une bonne idée de chercher des pistes dans ce qui nous plaît. Et c’est aussi un moyen pour plus tard de s’attirer des fans qui aiment les univers de ces divertissements.

Pour une inspiration plus personnelle mais ciblée, vous pouvez aussi faire un tour dans les librairies et vous renseigner sur les tendances du moment ! Cela dit, pensez toujours à écrire ce que vous aimez en premier, et non pour suivre la mode, c’est la base d’un roman réussi.
Faites une liste de ce que vous aimeriez écrire dans ce monde fantastique et, une fois l’inspiration trouvée, c’est l’heure de l’organisation !


 Créer son Univers


Une multitude de scénarios se bousculent dans votre tête, pleins d’idées débarquent mais vous ne savez pas encore comment les exploiter. C’est parce qu’il va falloir d’abord bien choisir l’univers de votre œuvre fantastique. Pour ne pas rentrer dans des termes trop compliqués (et aussi parce que je vous invite à chercher les genres plus précisément vous-même, sinon mon article va être très long !), il faut que vous développiez la mythologie de votre livre.




Par exemple, dans l’urban fantasy, toutes les créatures peuvent se côtoyer, mais souvent dans un monde futuriste, qui ressemble tout de même au nôtre. Avec le style bit-lit, qui est un dérivé de l’urban fantasy, donc très ressemblant, les créatures imaginaires évoluent souvent auprès des humains, et un personnage est le lien entre les deux mondes. Dans le genre fantastique/young adult, il est fréquent qu’un(e) adolescent(e) se retrouve confronter à des créatures imaginaires, les protagonistes principaux étant souvent reliés par un lien d’amour, et/ou d’entraide. Et avec du fantastique jeunesse, l’auteur peut faire découvrir son monde imaginaire grâce à un jeune sorcier avec une cicatrice en forme d’éclair sur le front…

Le fantastique est vaste, vous l’aurez compris ! J’inclus notamment de nombreux genres dans le fantastique, comme écrit ci-dessus. Parce que pour moi, même si le style bit-lit ou urban fantasy est différent pour un éditeur, je trouve que tout découle de ce genre global, appelé « fantastique ». Sachez néanmoins bien cataloguer votre histoire lors de son envoi dans une maison d’édition… Bon, comme je suis gentille, je vous ferai plus tard une liste avec tous les genres qui existent !



 Inventer sa mythologie

Même si les idées peuvent vous venir au fil de l’écriture de votre livre, il serait judicieux de faire une petite liste des créatures imaginaires qui peupleront votre œuvre. Bien sûr, même si c’est un être très exploité, vous avez encore le droit d’inclure des vampires dans votre histoire ! Mais aussi des démons, des loups-garous, des fées, des lutins… Cela dit, puisque je viens de vous faire remarquer que ces bestioles sont très utilisées de nos jours, vous allez devoir inclure un peu d’originalité.

Un exemple :

Les vampires sont des créatures qui n’ont plus vraiment de secret. Tout le monde les a plus ou moins conçus à sa manière, ils ne nous restent que des restes d’idées pour leur imaginer une nouvelle particularité. Cherchez donc à les rendre différents par leur comportement, ou leur passé. Si leurs pouvoirs sont connus de tous, leurs vies  peuvent être toutes différentes ! Et enfin, changez un peu leur aspect ! Par exemple, quand  ils se transforment, ils ne sont pas obligés d’être magnifiques. Si vous voulez quand même qu’ils conservent une certaine grâce, donnez-leur une belle apparence quand ils ont une apparence normale, mais transformez-les en monstre quand ils mutent. Ce pourrait être une idée capable de changer la donne !


Je vous conseille donc de l’originalité pour vos bêtes, mais aussi d’organisez votre mythologie. Si vous avez tendance à oublier les pouvoirs de chacun, listez-les. Car cela sautera vite aux yeux du lecteur si leurs capacités se modifient sans raison. N’oubliez pas, le lecteur est minutieux et chiant ! Je le sais pas expérience, je suis une lectrice bien pénible…

Et enfin, quand vous commencez l’écriture de votre roman, ne balancer pas toutes ces informations d’un coup ! Du style « les loups-garous sont des mangeurs d’hommes, ils vivent en meute de trente, se reproduisent seulement l’été et il y a très peu de femelles, etc.… » On peut consacrer un paragraphe, deux ou même un court chapitre à développer le passé d’une créature, mais cela ne doit pas intervenir dès le début. Votre mythologie est un atout précieux, elle attire la curiosité du lecteur, qui veut toujours en savoir plus. Si vous lui donnez toutes les informations dès le début, vous allez briser son attention et alourdir sa lecture.

En résumé, une bonne mythologie, bien construite, solide, est un très bon point !

 Les personnages fantastiques

Souvent, notre personnage principal est lui aussi concerné par l’univers fantastique qui l’entoure. Il possède des pouvoirs anormaux, ses parents ont été tués par des êtres étranges, il tombe amoureux d’une créature de la nuit, son père était un vampire, il aide son ami loup-garou : bref, ce personnage est le centre de l’histoire, le fantastique ne tient qu’à lui.

Vous devez donc développer votre héros ou héroïne comme dans n’importe quel livre sans fantastique, ce qui est déjà assez compliqué, mais en plus, il va devoir gérer des situations extraordinaires, que nous ne connaîtrons jamais ! Hélas…

C’est là qu’il va falloir que vous décidiez de quelle façon vous voulez que votre personnage découvre votre mythologie. Il y a souvent deux méthodes récurrentes :

  • Il connaît l’existence des créatures imaginaires qui l’entoure. Vous allez devoir raconter comment il a su qu’elles existaient et quel est son lien avec eux.
  • Il ne connaît pas l’existence des créatures imaginaires. Vous allez devoir raconter au fur et à mesure sa découverte de ce monde étrange, et sa réaction. Puis son lien.


Dans les deux cas, vous devez être patient et, encore une fois, ne pas tout livrer de suite.

Ensuite, selon vos choix, ce personnage évoluera auprès de vampires, ou de sorciers, mais aussi d’humains. Il sera bon de diversifier les personnages secondaires, et pourquoi pas de garder des humains « normaux » dans votre histoire. Cela peut être un repérage pour le lecteur, qui des fois, a dû mal à s’identifier aux protagonistes non-humains. Garder aussi à l’esprit que des liens réalistes doivent unir les personnages, même si tout leur univers réside sur des choses imaginaires. Par exemple, pour ceux qui aiment Harry Potter, vous remarquerez que le héros principal est entouré de magie, de danger, mais qu’il conserve des relations et des réactions semblables aux nôtres. Il aurait aimé connaître ses parents et a un lien naturel, et très fort avec ses amis.


Il faut retenir que même si vous voulez que vos personnages soient les plus étranges possibles, qu’ils aient beaucoup de pouvoir, vous vous devez de travailler aussi leur personnalité. Sinon, votre histoire fantastique ne sera qu’à demi-crédible.

 Chasse aux clichés, comme toujours, mais aussi au copie-collé !

Vous me connaissez depuis le temps, je n’aime pas les clichés. Même si oui, je l’avoue, j’en abuse un peu dans mes histoires. Cependant, je pense qu’avec des personnages authentiques, aux personnalités profondes et développées, le cliché ne sera pas ce qui saute en premier aux yeux du lecteur. Le but étant qu’il se dise « C’est encore une humaine qui tombe amoureuse d’un vampire, mais j’adore ces personnages ! Du coup, ça ne me gêne pas que ce soit un peu du déjà vu. »


Attention tout de même ! Il ne faut pas non plus copier une œuvre existante ! Je pense notamment à la saga « De mon sang » qui n’est qu’un copie-collé de « Journal d’un Vampire ». Avoir les mêmes idées, ça peut passer, mais recopier bêtement un livre en changeant seulement les prénoms, c’est non ! Sinon, les gens ne garderont de vous que l’image d’un auteur qui surfe sur la vague d’un succès littéraire sans faire l’effort de réfléchir.

Ensuite, et là je m’adresse aux auteurs de bit-lit, faites attention aux clichés ! Dans l’univers bit-lit, il est souvent fréquent que ce soit une héroïne forte, puissante et prétentieuse qui mène la danse. Autour, les vampires et autres bavent devant elle, l’affrontent et s’offrent parfois une place dans son lit. En plus d’être un cliché, c’est la preuve de l’erreur dont je vous parler ci-dessus : l’auteur ne pense qu’à parler du fantastique dans son histoire, ils oublient ces personnages, qui sont plats et prévisibles.



Bien sûr, vous avez le droit de préférer un personnage fort à une fille faible, mais vous devez mieux expliquer son comportement. Souvent, un caractère dur résulte d’une personnalité un peu renfermée… En tout les cas, il vous faut expliquer son raisonnement et essayer de la rendre attachante. Par exemple dans le cas de Riley Jenson, le personnage de l’auteure Keri Arthur, l’héroïne n’est pas du tout intéressante. Elle possède des capacités hors-normes, mais l’histoire s’arrête là… Donnez du sens aux réactions de vos personnages, cela semblera moins cliché, c’est certain.

Ensuite, pour les auteurs qui préféraient les livres comme Twilight, ou Hush-Hush, il vous faut éviter à l’inverse de la bit-lit de tomber dans la facilité en faisant de votre héroïne principale une fille fragile, gamine, qui doit constamment être sauvée par son vampire, ou son ange ! À petite dose, c’est romantique, à forte dose, c’est désespérant.

En résumé, les clichés résultent souvent de personnages irréalistes, de réactions importables ou de situations trop prévisibles. Certes, c’est vraiment dur de ne pas faire une seule de ses erreurs, mais essayer !



Pour terminer, je vous dirais que dans le fantastique, presque tout est permis. C’est le genre qui permet d’utiliser votre imagination à fond, de promener le lecteur dans votre univers, de le faire rêver ! Appliquez ces conseils, mais aussi ceux que vous donneront les premiers lecteurs de votre livre, sans oublier que vous êtes quand même le seul juge.

Et n’hésitez pas à déposer des commentaires si vous aussi vous avez des astuces pour réussir un roman fantastique !

2 commentaires:

  1. Superbe article, merci beaucoup. Tu reprends des points importants et les rends très clairs !

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    1. Merci, je suis contente que cet article soit utile ! :D

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