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mardi 14 février 2017

Malicia

MALICIA – LEANDRO AVALOS BLACHA – NOTE : 3/5



Éditions Asphalte

Fanstatique, Horreur, Humour

ISBN : 9782918767657

Prix : 21€

"Strass, paillettes… et grosse panique ! Juan Carlos et Perla viennent de se marier. Accompagnés de Mauricio, "meilleur ami" mais surtout souffre-douleur de Juan Carlos, ils comptent passer leur lune de miel dans la station balnéaire de Carlos Paz, connue pour ses casinos et ses cabarets. Mais un tueur psychopathe sévit sur place, s'attaquant aux stars et aux danseuses, et laissant de mystérieuses brûlures aux cous de ses victimes. Le problème, c'est que Perla, ni star ni danseuse, sera sa prochaine cible… mais survivra, contre toute attente, à l'attaque. Le problème, c'est qu'un chercheur spécialisé dans les OVNI va voir en la jeune femme la représentante d'une nouvelle espèce extraterrestre. Le problème, c'est qu'une troupe de nonnes satanistes ont également des projets pour elle et son mari. Le séjour à Carlos Paz ne sera décidément pas de tout repos ! "


Je remercie en tout premier l’opération « Masse Critique » de Babelio pour ce service presse !

Bon, je dois quand même avouer que lorsque j’ai découvert sur la quatrième de couverture que cet auteur se situait entre Tarantino et Romero pour le style de cette histoire, j’ai marqué un temps d’arrêt. Romero, je connais à peine mais suffisamment pour savoir que je n’aime pas. Et Tarantino, j’aime, mais sans plus. Je n’apprécie pas tous ses films, et sa façon d’exagérer certaines scènes… Du coup, je redoutais cette lecture… Et je dois dire qu’elle fut plutôt moyenne.


Au départ, nous faisons la rencontre de ce couple de jeunes mariés qui comptent passer sa lune de miel à Carlos Paz. Autant avouer que comme idylle, y a mieux. Juan Carlos est un raté, qui ne pense qu’à jouer au loto et critiquer tout ce qui l’entoure. Sa femme Perla, bien que ce soit volontaire bien sûr, agace par sa léthargie, son incapacité à réagir, donner son avis. Rien ne les unit, enfin, surtout pas l’amour. La mère de Juan Carlos est la maman bien collante, persuadé que son fils est parfait et qu’aucun autre homme ne lui arrive à la cheville. Et surtout pas le meilleur de celui-ci, Mauricio. C’est celui que j’ai préféré, pour son point de vue bien plus réaliste sur la suite des évènements. En effet, des stars de cabarets ne tardent pas à être sauvagement assassinées, de quoi animer la ville de Carlo Paz. Avec tout ce tapage médiatique, le jeune couple et leur ami essaient quand même de profiter de leur séjour, et si au passage ils peuvent rencontrer quelques stars, ce sera un cadeau bonus… Oui mais Perla ne tarde pas être la cible du tueur et parvient même à lui échapper ! Se pourrait-il que toute cette histoire cache quelque chose de plus sombre, même sataniste ?

Pour les personnages, ils m’ont paru tous très caricaturaux, mais je pense que c’était l’effet voulu. Dans le monde de la télé où tout est hypocrite, cliché, et surtout sans compassion, l’auteur n’hésite pas à donner l’impression qu’ils sont tous à côté de la plaque. Cela dit, je ne pense pas que l’on s’éloigne tant de réalité… Après tout, une star dénigrée par son public devient tout de suite parfaite une fois morte, c’est bien connu ! Et puis l’ironie se fait ressentir, ce qui n’était pas pour me déplaire. Avoir du succès, ça se mérite, et il faut être prêt à tout, hein…

Ensuite Juan Carlos qui se conduit comme un crétin prétentieux, Perla dont le dialogue se réduit à dire oui à son mari, Mauricio qui fuit le couple pour approcher une star, l’ambiance est spéciale ! Pour les personnages secondaires, nous avons Martha la voyante qui essaie de revenir sur le devant de la scène grâce aux meurtres, de même que Célina ! Cette gamine prétend que comme Martha, l’esprit de Piru Viedma, une star assassinée, lui a parlé de son agresseur. C’est donc un combat entre elles deux pour savoir qui a raison ou tort, et… Si je devais parler de toutes les intrigues qu’à lancer l’auteur dans ce livre d’à peine 200 pages, ma chronique serait très longue.

C’est donc ça le souci de ce livre : trop d’intrigue dans l’intrigue, si je peux dire. On est d’abord dans une histoire de meurtres, qui ensuite dérive vers du spiritisme, puis revient vers le médiatique en tournant tout en dérision, et enfin, enchaîne avec une histoire de « Touriste » (extra-terrestre, j’ai cru comprendre), pour terminer en satanisme. Du  genre grande orgie dédiée à Satan. Mais peut-être est-ce ça, ce qu’on appelle la pulp fiction ? J’avoue ne pas vraiment connaître ce genre, voire même pas du tout. Du coup, je pense que ma chronique est à revoir si vous, par contre, vous connaissez ce style. Si on part dans l’hypothèse que cet auteur peut être comparé à Tarantino, je comprends mieux pourquoi ce livre est si déjanté. Mais même en voulant écrire quelque chose de complètement « taré », ça manquait de logique, pour moi.

L’auteur a une bonne plume, qui pousse à sourire plus d’une fois lorsqu’il décrit des situations totalement barrées ! Par contre, quand on alterne entre pleine de point de vues, c’est assez déstabilisant. Le changement de narrateur implique un retour, ou un saut dans le temps par rapport à l’intrigue de base, il faut donc bien suivre pour comprendre…


Ce sera donc une note moyenne pour moi, mais pas mauvaise. Je pense sans doute (ou pas) être passée à côté de quelque chose, ou ne pas aimer simplement le style de cet auteur. Je vous conseille par ailleurs de vous en faire votre propre avis avant de suivre de suite le mien. Sauf si vous-même vous aimez des récits plus cohérents… Non pas que je n’aime pas une bonne dose de folie dans un livre, de noirceur aussi, mais pas tant d’histoires dans l’histoire. C’est étrange à lire. À voire si vous apprécierez !

Votre Chroniqueuse : 

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